J’ai déjà parlé ici et là de ma dispersion, de mon vide au centre.

Ces derniers temps, incapable de ralentir, j’ai ajouté d’autres balles dans mon jeu. De nouvelles  amitiés, de nouveaux projets, de nouveaux engagements … Plus vite, plus vite, plus haut …

Patatrac. Tout cela ne pouvait marcher que si rien ne dépassait, si aucun accroc n’apparaissait. Il a suffi qu’une des balles tombe pour que les autres m’échappent.

J’ai déserté dans l’insomnie, puis dans le sommeil.  Rien n’était cassé, sauf moi, peut-être. Plus l’agilité, plus l’envie. Jours étranges où je riais en public pour mieux pleurer sitôt une maigre solitude retrouvée. J’ai arrosé le bitume, rien n’y a poussé. Encore.

Aujourd’hui je me relève. Plus fragile, moins confiante.  Mais je me relève.