Ici j’écris sur le plus intime, le noyau tendre, ce qui fond, coule et vibre dans le coeur secret de ce que j’appelle moi. Ce qui me touche, ce qui me heurte, ce qui me déchire sans que je sache pourquoi, ce qui me caresse et me laisse tremblante.
Vous me répondez parfois, comme un écho chuchoté, ou comme une main attentive. Ces voix tendues me sont autant de trésors, des graines que je dépose en une terre fertile mais encore muette.
J’écris ici à la lisière du silence. Ma voix ne peut toujours répondre aux vôtres.

4 comments
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avril 10, 2007 à 1:27
caco
Ni la mienne toujours faire écho…
Le plus souvent, ce que je lis est si délicatement ouvragé, entier et parfait que je n’ose y planter mes mots. Je dois craindre qu’ils ne poussent de travers – c’est qu’ils font ce qu’ils veulent, les bougres !
Qui plus est je souffre en ce moment de passages en coup de vent : je n’ai pris que le temps de me laisser happer par les mots des autres, et d’en poser quelques-uns chez moi. Mais je voulais te dire que je t’ai lue, que je te lis, et que je savoure. Et aussi : merci
avril 12, 2007 à 9:12
Pistil
Whaou … que de compliments et qu’ils me touchent venant de toi Caco (dont j’ai lu le blog en entier en une nuit et demie aux alentours de l’émerveillement !)
Sinon, tout pareil pour chez toi. Je pense souvent à toi – je me demande si l’on se croisera un jour à Toulouse. Bises aux tiens.
avril 17, 2007 à 5:16
caco
Quelle perspective éblouissante… se croiser un jour, et dans cette ville-là, en plus. Tiens, j’y ai justement des anches et un pupître qui ne sauront bientôt plus m’attendre…
Je te tiens au courant
avril 18, 2007 à 8:49
Pistil
Oh oui !