Ici j’écris sur le plus intime, le noyau tendre, ce qui fond, coule et vibre dans le coeur secret de ce que j’appelle moi. Ce qui me touche, ce qui me heurte, ce qui me déchire sans que je sache pourquoi, ce qui me caresse et me laisse tremblante.

Vous me répondez parfois, comme un écho chuchoté, ou comme une main attentive. Ces voix tendues me sont autant de trésors, des graines que je dépose en une terre fertile mais encore muette.

J’écris ici à la lisière du silence. Ma voix ne peut toujours répondre aux vôtres.