Tu es une silencieuse et je te connais peu. Cette qualité qui m’attire et m’effraie tant chez les hommes, chez toi m’intrigue et me tient à distance de l’amitié que, je devine, tu me proposes.
Si tu n’as rien à dire, tu te tais. Alors tu parles peu, mais c’est souvent intelligent, fin profond, nuancé.
On ne se connaît pas beaucoup, et je ne suis pas sûre d’avoir le temps de t’apprivoiser, ni de savoir m’y prendre. D’en avoir suffisamment envie : entre nous j’aime cette relation légère sans être futile.
Mais là, tu as mal, et je ne sais comment faire pour être là. Tu es si fière, si forte. Les gestes que j’ose pour mes proches seraient trop familiers pour toi, et mon bavardage me fait honte.
Je ne peux même pas dire que je me reconnais dans ce que tu vis, même si c’est vrai. Parce que les situations sont différentes, même si je devine un ressenti en miroir. Parce que je ne l’aimais plus, et que tu n’es pas sûre de l’avoir jamais vraiment aimé. Parce que j’étais déjà dans d’autres bras, alors que la solitude te fait peur.
Parce que j’ai une chance folle, incomparable.
Mais, ce que je voudrais te dire si nous étions assez proches pour que tu me saches sincère, c’est que je te trouve belle. Vraiment, très. Et intelligente et désarmante. Que si tu n’en uses pas beaucoup, tes sourires valent de l’or. Que je n’ai pas de conseils à te donner, que je me sais ignorante autant qu’humaine se peut sur tout cela, sur toi et le monde, mais que ça, je le vois.

1 comment
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mars 7, 2007 à 11:51
elsalou
Waouh c’te classe une note à mon nom !! J’aime beaucoup tes réponses.