Il y a longtemps que je n’étais venue ici.
Les objets se sont ensauvagis, des coins leur ont poussé là où je pose ma main. J’ai oublié que la douche marche à l’envers, le geste tactique pour ouvrir le velux.
Une tache de soleil tombe sur le miroir et libère la senteur du thym accroché au côté.
Dans le silence se dessine une esquisse de ton intimité quotidienne, dans les photos au mur, les papiers disséminés, les vestiges de la cuisine.
Je blottis ma solitude provisoire dans le refuge de la tienne.

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février 13, 2007 à 10:19
Aventurine
C’est très joli, ça sent un peu comme dans le grenier de mes grands-parents. Dans ce genre d’endroits, on se souvient, on redevient petite fille pendant quelques minutes, puis, on réalise qu’on a grandi…