Brel disait : C’est de la paresse, je crois, la bêtise. Une espèce de graisse autour du coeur, une graisse autour du cerveau … Il avait raison.
Je crois que j’ai perdue une amie.
Ca sert à quoi, de gagner le ciel de Toulouse et l’estime de l’homme que j’aime et des rencontres et une nouvelle vie et un monde à changer si je ne trouve plus le temps d’être là pour ceux que j’aime ? Si même quand ils s’accrochent et me font signe, je ne leur consacre pas les quelques secondes nécessaires à une réponse ? Si au bout de mille tentatives, ils se découragent, et quand je refais surface, ils m’ont très justement oubliée ? Si je ne peux même pas leur assurer que je ferai mieux à l’avenir ?
C’est au bord de mes yeux que l’eau fait des ronds cette nuit, jusqu’à cette sorte d’évanouissement qu’on appelle le sommeil, ce répit dont on se réveille avec un enfant perdu, un ami en moins, une guerre en plus, et tout le reste de la route à faire malgré tout, car il paraît que nous aussi nous somme des raisons de vivre (…)
Heureusement Pennac est là, et les autres, mes raisons de vivre. Et toi l’amie que j’ai perdue, je t’aime et tu as intérêt à être fichtrement heureuse.
(Et toi l’amie que je n’ai pas perdue et qui vient d’être si courageuse, ramène vite tes jolies fesses par ici, et sans fausse honte s’il te plait, j’ai besoin que tu aies besoin de moi.)

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